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mercredi 26 août 2009

Pukkelpop : mini-review


Les intentions étaient bonnes, mais les circonstances ne m'ont permis que d'assister au premier jour du Pukkelpop, et encore, assez tard.

Je n'ai donc vu vraiment que trois groupes, mais quels groupes : Them Crooked Vultures, Faith No More et My Bloody Valentine.

Them Crooked Vultures, tout le monde le sait maintenant, c'est un nouveau groupe composé de Josh Homme (Queens of the Stone Age, voix + guitare), John Paul Jones (Led Zeppelin, basse), Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters, batterie) accompagnés à la seconde guitare par Alain Johannes (Queens of the Stone Age, Eleven).

Le concert "secret" du Pukkelpop n'était que leur troisième, mais ils étaient déjà bien rôdés, et ont ont joué une petite heure de nouveaux morceaux. Plutôt que d'essayer de les décrire, il est préférable de les voir/écouter soi-même, notamment grâce à cette playlist Youtube préparée par l'excellent webzine Antiquiet. Pas encore de date prévue pour l'album, mais il va être immense.

Le premier morceau du concert, Elephant :




Le comeback de Faith No More est un des événements de l'année, et un grand moment pour moi, qui ne les avais encore jamais vu live. Le groupe était magistral, Patton totalement déjanté, mais je reste un tout petit peu déçu par la setlist. Mais bon, le groupe n'avait qu'une heure de concert + beaucoup d'excellents morceaux à caser. Reste que RV et une interminable version de Just a Man n'avient peut-être pas leur place en festival, mais Faith No More n'a jamais fait qu'à sa tête. Il ne me reste plus qu'à espérer qu'ils repasseront en salle, on ne sait jamais, stranger things have happened... Là encore, Youtube is your friend, et permet même de voir ce fameux stagediver qui s'est fracassé la mâchoire sur une barrière de sécurité, à trois mètres de moi.

Vidéo d'un des rares morceaux "simples" du groupe, The Gentle Art of Making Enemies




Pour My Bloody Valentine, je suis resté à l'extérieur du marquee, devant les écrans géants. Malheureusement, le concept et l'endroit s'alliaient assez mal, et le son MBV perdait en subtilité : les voix de Kevin Shields et de la toujours élégante Bilinda Butcher se perdaient dans l'éther. Mais le plus terrible, évidemment, c'était la Holocaust Section de You Made Me Realise, qui clôture le concert avec le groupe qui joue de plus en plus fort pendant 20 minutes, jusqu'à un niveau totalement insupportable. Le public partait en courant, rendant la prestation du groupe plus proche d'un happening artistique que d'un concert. Mais My Bloody Valentine reste responsable d'une musique simplement magnifique, qui a le pouvoir de transporter les auditeurs dans une autre dimension.

Voici Only Shallow, pour un tout petit peu se rendre compte :


Enfin, j'ai aussi (un peu) aperçu les Deftones, avec un excellent set dispo en proshot sur Youtube.

Mais je hais les festivals. Je n'y retournerai qu'en cas d'extrême nécessité, et là, c'était le cas.

jeudi 13 août 2009

Pukkelpop preview 8/8


Enfin se termine ces deux semaines de preview du Pukkelpop 2009, avec le main stage du samedi 22 août. Grosse artillerie, mais sélection assez étonnante.

Anti-Flag : comme le programme du Shelter n'était pas du même niveau que les autres jours, les organisateurs ont préféré placer Anti-Flag tôt sur le main stage plutôt qu'en tête d'affiche du Shelter. Soit, cela me permettra de les voir sans problème.

Dinosaur Jr. : avec Faith No More, LE groupe que je ne veux rater sous aucun prétexte. J Mascis est peut-être mon musicien préféré, et Farm un de albums de 2009. Je suis assez surpris de les voir sur le main stage, j'espère que cela ne nuira pas trop à leur puissance sonore.

N.E.R.D : déjà vus à Werchter il y a quelques années, on peut espérer que leur prestation sera meilleure, et consistera en autre chose que Pharrell Williams faisant le mariole malignre en torse nu.

50 Cent : ha. Lors de mon dernier Pukkel, il était déjà là, et a foiré sa prestation, arrivant largement en retard, et n'étant même pas toujours présent sur scène. Pourtant, il est de retour, sans doute pour attirer un contigent de fans hip-hop. Douteux quand même.

Arctic Monkeys : que dire d'un groupe qui, en trois ans, est passé du stade "club de 200 places" à tête d'affiche d'un festival de 60 000 personnes. Et contrairement à leurs pairs (par exemple Kings of Leon, excellent groupe mais dont le dernier album ne vaut pas tripette), ils le méritent amplement : Humbug est une merveille.

On ne pouvait rêver de mieux pour finir ce festival.

Les previews, c'est bien, mais les reviews, c'est mieux.

Dans une dizaine de jours, je reviendrai avec mon avis sur le Pukkelpop 2009. Est-ce que j'ai vu tout ça? Qu'est-ce que j'ai vu d'autre? Surprises, déceptions, confirmations?

mardi 11 août 2009

Pukkelpop preview 7/8


Samedi 22/8, seconde partie

Cinq artistes à voir dans le club ce vendredi, en tout cas, cinq artistes que j'ai présélectionnés : Brakes (excellent groupe trop méconnu), Deerhunter (qui ne m'a pas - encore? - convaincu), Florence + The Machine (que je vais probablement détester), mais surtout une autres des légendes parsemant ce Pukkelpop 2009, Tortoise. Enfin, Little Boots, pourquoi pas?

Après-demain, suite et fin de mon programme de ce festival de folie.

dimanche 9 août 2009

Pukkelpop preview 6/8


Il est maintenant l'heure d'attaquer la dernière journée du Pukkelpop 2009, qui sera divisée en trois (petites) parties.

Samedi 22/8, première partie

Après avoir étudié le programme, je passerai la plupart du temps entre le club et le main stage, en espérant qu'il n'y ait pas trop de conflits d'horaires.

Mais ailleurs, ce n'est pas mal non plus. Le shelter semble moins intéressant, mais c'est notamment parce que je ne connais pas tous les groupes : je serai sans doute surpris. J'irai voir Rolo Tomassi, de toute façon. Je passerai peut-être revoir Peaches dans le dance hall, voir si ses gimmicks sont toujours aussi gratuitement horripilants.

Enfin, j'ai présélectionné trois groupes dans le marquee, Enter Shikari (je ne tiendrai sans doute pas plus de trois minutes, mais bon), Klaxons (avec aussi l'espoir de nouveaux morceaux) et, pour la seconde fois du weekend, dEUS.

Dans deux jours, le club.

vendredi 7 août 2009

Pukkelpop preview 5/8


Vendredi 21/8, seconde partie

Trois scènes à l'honneur cette fois-ci :

le Club, avec les allumés écossais de Dananananaykroyd (si le batteur est remis d'une fracture du coude) et The Virgins (aucune idée de qu'ils font, mais The Virgins, c'est une bonne idée de nom de groupe)

le Marquee : les tout aussi écossais Glasvegas, dont l'album était par moment sympathique, Vampire Weekend, qui viendra nous présenter quelques nouveaux morceaux mais aussi dEUS. dEUS qui va jouer deux fois, pour deux sets qu'on annonce différents. J'essaierai au moins d'en voir un, je n'ai plus vu la bande à Barman depuis dix ans.

le Main Stage : certainement la moins grosse journée sur la première scène, rien ne me semble immanquable. Eagles of Death Metal fera passer le temps agréablement, et je pourrai dire que j'aurai vu Kraftwerk. Malheureusement, j'ai déjà vu Placebo.

TBC dans deux jours...

edit : Dananananaykroyd ne sera pas là...

mercredi 5 août 2009

Pukkelpop preview 4/8


Vendredi 21/8, première partie


On s'intéresse maintenant à la seconde journée, le vendredi. Moins intéressante (pour moi), elle comprend toute fois son lot de groupes immanquables.

Cette fois encore, le Shelter est un festival à lui seul. Six groupes qui valent le déplacement :

A Place To Bury Strangers, groupe nu-shoegaze aussi brillant que bruyant ; Future of the Left, que je verrai quelques années après l'incroyable prestation de Mclusky dans le club ;

Face To Face , groupe punk californien légendaire qui entame un étonnant trio de reformations qui comprend aussi The Jesus Lizard et The Get Up Kids.

Enfin, la journée se clôturera par le projet barré de Hank Williams III, Assjack. Je passerai aussi sans doute jeter un oeil au Club, pour The Black Lips (toujours voir les groupes avec black dans leur nom).

Suite dans deux jours...

lundi 3 août 2009

Pukkelpop preview 3/8


Jeudi 20/8, dernière partie

On va terminer ce premier jour du Pukkelpop, avec du lourd sur le main stage. Mais avant, un saut dans le Dance Hall pour voir le show live de Simian Mobile Disco, parce que James Ford a produit Arctic Monkeys, et parce que j'aime bien leur single Audacity of Huge. Mais les choses sérieuses se passent...

Sur le Main Stage, avec cinq groupes notés :

Maxïmo Park, parce que jamais vus, même s'ils ne m'intéressent plus trop.

Razorlight, parce que malgré leurs récentes infâmies, le premier album me rappelle de très bons souvenirs

Deftones, parce que même sans Chi Cheng, ils restent un groupe fantastique, et j'ai envie qu'ils effacent un mauvais souvenir de leur précédent concert (un mauvais Werchter).

The Offspring, parce qu'il faut ce genre de groupe dans chaque festival

Faith No More, parce que j'attends de les voir depuis plus de dix ans, et c'est pour moi un énorme événement.

Après-demain, on s'attaque au (plus calme) vendredi.

samedi 1 août 2009

Pukkelpop preview 2/8


Jeudi 20/8, deuxième partie

Après s'être intéressé au Shelter, on va se promener dans les autres scènes, et voir ce que je devrais voir a priori (mot important).

Le Château est la scène alternative (d'un festival alternatif, c'est dire), et j'y verrais bien les allumés folk de Vetiver (avec ou sans Devendra Banhart?) ainsi que les rockers enfumés The Black Angels.

Le Club est une petite scène couverte, où jouent généralement des groupes qui demandent une atmosphère intimiste. J'irai voir Grizzly Bear, dont l'album pourtant bien reçu Veckimatest ne m'a pas convaincu.

Pour finir avec les scènes couvertes d'aujourd'hui, le Marquee, qui en est la principale. Grosse affiche là aussi, et je ne manquerai pas Bon Iver (même remarque que pour Grizzly Bear), Dizzee Rascal (pour me souvenir de l'époque où il était excellent), Wilco (que je connais mal) et surtout, surtout, My Bloody Valentine, récemment reformé, et que je veux absolument voir depuis... 10 ans. Il faudra sans doute partir avant la fin pour Faith No More, mais bon, je ne raterai que la fin de la "Holocaust Section" de You Made Me Realise...

Suite et fin du jeudi dans deux jours...

mise à jour (7/8/09 11h02): entre Wilco et Beirut jouera, dans le Marquee, un groupe surprise. C'est tellement un secret de polichinelle que je ne le nommerai pas, mais ce sera totalement immanquable. Et ça va foutre tout mon programme en l'air, pour la bonne cause!

jeudi 30 juillet 2009

Pukkelpop preview, intro + 1/8


Pour la première fois depuis quelques années, je vais aller à un festival pendant plus d'une journée. La raison est simple : l'affiche du Pukkelpop ne me donne pas le choix. Je comptais simplement aller voir Faith no More et le reste de l'affiche du jeudi, mais je ne saurais décemment passer à côté du reste.

J'ai fait une petite présélection de ce que je voulais voir, et je vais découper tout cela en huit parties, en disant en quelques mots pourquoi je veux voir ces artistes-là.

On commence avec la première partie du jeudi, le jour le plus chargé en ce qui me concerne (19 groupes à voir!)

Note préalable pour tous les posts : le Pukkelpop permet, et encourage les découvertes, donc il y a beaucoup de chances que je ne verrai pas tous ces groupes, et que mon attention sera détournée, tant mieux. Même chose pour l'horaire : vu qu'il n'a pas encore été dévoilé, je ne sais pas prévoir les (inévitables) collisions. Il faudra choisir...



Jeudi 20/8, première partie

La première partie de cette preview se passera entièrement au Shelter, seconde scène ouverte, et ex-Skate Stage. Pendant les trois jours, cette scène enverra du lourd, très lourd. Et le jeudi, on pourrait y rester toute la journée. Hélas, il faudra choisir.

Ghosts of a Thousand : je les connais mal, mais j'en ai entendu du bien de la part d'un ami qui a joué avec eux.

Rival Schools : légende totale emocore reformée l'an dernier. A voir absolument.

Bring Me The Horizon : je ne connais pas plus que ça, mais si le programme le permet, j'y serai.

Thursday : à ranger avec Rival Schools, groupe qui a influencé énormément de monde, pour un bien mais aussi pour un mal. N'acceptez pas d'imitations.

Opeth : un des groupes metal contemporains les plus intéressants. J'ai bien peur que je devrai aller voir My Bloody Valentine à cette heure-là, mais je jetterai quand même un oeil.

Cavalera Conspiracy : le groupe des frères Max et Igor Cavalera, qui reprennent forcément du Sepultura, mais pas seulement leurs "derniers" morceaux. Je serai sans doute devant Faith No More, mais on ne sait jamais...


La suite dans deux jours...

lundi 9 juillet 2007

Pearl Jam Tour 07 : 2/4 Werchter


Commençons par un ordre chronologique renversé, donc par Werchter, vendredi 29 juin. Werchter, on le sait, est paumé en plein milieu de nulle part. Quand on arrive dans le périmètre de sécurité, on est content même s'il pleut : on y est. Mais on est déjà nettement moins content de payer QUINZE EUROS de parking, juste pour rester quelques heures dans un champ boueux. Apparemment, selon la gentille fille au pantalon tombant qui prit nos sous, le gouvernement flamand fixe le prix pour pousser les gens à prendre les transports en commun. Fort bien (en admettant que ce soit vrai), mais alors 1) il faudrait prévoir des trains en plus, parce que payer 75€ pour partir avant la tête d'affiche pour choper le train, c'est un peu con ; et 2) il faudra aussi rapprocher le terminal des navettes vers la gare de Leuven (si j'écris Louvain, je risque quelque chose aussi, ici?), qui est à plus de deux kilomètres (sic) de l'entrée du site.

Bref, tout ce qu'on aime chez nos amis de LiveNation. Schuur voor Premier! Allez, encore un petit truc marrant, Pearl Jam vend, lors de la tournée, des ponchos jaunes avec logo, assez sympa pour 5€. Le merchandising officiel a refusé d'en vendre, parce qu'ils vendaient déjà les leurs, noirs et très fragiles. Je ne parlerai même pas des tickets bouffe et boisson, juste des toilettes, qui à un moment ont été toutes fermées pour vidange (en même temps, re-sic), poussant les gens à pisser dans les éviers. Sex drugs and infections.

Bon, la musique alors. Pour moi, le programme était simple. J'étais là pour voir Pearl Jam et d'autres groupes sur la main stage, je ne comptais donc pas aller voir ailleurs, même si Lily Allen me tentait bien (et apparemment, j'ai eu tort de ne pas aller la voir). Mon premier concert fut Kings of Leon, dont je ne doutais absolument pas de leur talent, les ayant déjà vu trois fois auparavant. Je parlerai d'ailleurs plus lors du review sur Nijmegen. J'ai juste été surpris qu'Eddie Vedder était déjà là pour chanter sur le final Slow Night So Long, sept heures avant le début de Pearl Jam. Belle surprise.

Kaiser Chiefs étaient absolument monumentaux. Ils représentent Werchter à eux seuls, avec leur bruit gras indigeste et pourtant bouffé sans modération par le public de supermarché présent. Leurs morceaux se ressemblent tous, mais sont de plus excessivement mal joués, le tout étant délivré par Porcelet Ricky Wilson, qui ne chante pas mal, il ne sait juste pas chanter du tout. Donc il saute partout, dans le public, sur scène. C'est marrant mais complètement à chier.

Sans surprise, Bloc Party, c'était exactement l'inverse. Des bons morceaux, des très bon musiciens, un frontman charismatique qui commence enfin à affirmer sa personnalité, mais un endroit qui ne leur convenait pas du tout. Á part Banquet, leurs chansons ne pouvait pas être comprises dans une plaine si large, avec un son qui s'envolait sans contrôle. Ils auront quand même réussi à faire sortir un soleil qui ne quittera plus le site de la journée.

Le trio infernal final était ouvert par Queens Of The Stone Age, dont Josh Homme est maintenant le seul membre fondateur. Josh était clairement bien bourré, mais ça n'a pas empêché son groupe, dont le monstrueux batteur Joey Castillo, de massacrer les gentils fans des Killers et des autres conneries du lendemain à coups de If Only, Sick Sick Sick, No One Knows, une version assez improvisée de Feel Good Hit Of The Summer et surtout un final à tomber par terre, sur l'hymne stoner Song For The Dead. Trop court, malheureusement, mais totalement époustouflant.

Arctic Monkeys, quant à eux, n'ont pas besoin de faire grand chose sur scène. Alex Turner cache sa timidité par des private jokes incessantes et parfois énervantes (mais j'aimerais vous y voir, à 19 ans devant 60 000 personnes), mais le setlist et l'exécution époustouflantes valent tout l'or du monde. Les extraits des deux albums se suivent sans temps mort, et on jurerait entendre un set best of d'un groupe qui a quinze ans de carrière.

Enfin, Pearl Jam pouvait jouer à Werchter, après deux annulations (1993 et 2000). C'était la dernière date de la tournée, et même si la voix d'Eddie Vedder était un peu fatiguée, et que le groupe a du se satisfaire de 90 minutes au lieu des 2h15 habituelles (un dernier merci, Werchter!), ils ont livré une prestation terrible, tout en passion et en puissance. Le setlist alliait classiques (Go, Animal, Even Flow, Alive, Corduroy) à quelques raretés bien reçues (Once, Brain of J, Nothingman) et ont pu remercier leurs fidèles fans avec Smile et un final sur Baba O'Riley (The Who) avec un certain Josh Homme en guest. Pas le meilleur de mes quatre concerts, mais même leur plus mauvais concert reste tellement au dessus du reste que c'en est presque injuste. Dommage que je n'ai pu comparer avec Metallica, et leurs photocopies, certes parfaites, mais tellement... sans âme?

Ceci dit, je ne remettrai plus jamais les pieds à Werchter, sauf circonstance vraiment exceptionnelle.

Pearl Jam Tour 07 : 4/4 Nijmegen


Dernier article sur ma tournée PJ 07 (mais Werchter suivait le lendemain, chronologiquement parlant), le concert de Pearl Jam à Nijmegen se tenait dans un immense parc aménagé en festival, et qui accueillait plus de 50 000 personnes (plus que pour les Stones quelques jours auparavant).

Pearl Jam était accompagné de trois groupes, avec pour débuter le dernier groupe de Perry Farrell (Jane's Addiction, Porno for Pyros) : Satellite Party.

Comme l'album, que je chroniquerai peut-être plus tard sur Music Box, le concert était sans génie mais assez sympa. On peut quand même se demander pourquoi la moitié du set était consacré à des reprises de Jane's, mais bon. Mention spéciale au guitariste Nuno Bettancourt, qui s'est bien relevé de son ancien job chez Extreme, et à la choriste/danseuse Etty Lau Farrell, allumeuse d'une vulgarité assez extraordinaire, et épouse du chanteur, ceci expliquant cela.

Les excellents, non, fabuleux, Kings of Leon pouvaient entrer, et pendant 45 minutes ont gratifié le public d'extraits de leurs trois albums, dont le dernier et potentiel album de l'année, Because Of The Times. Aucun temps faible, même si on pourra toujours regretter le manque de charisme et de mouvement des musiciens. Le final sur Slow Night So Long verra un invité spécial chanter avec Caleb Followill : un certain Eddie Vedder.

Juste avant Pearl Jam, c'était le tour d'Incubus. Leur carrière discographique est passée d'un nu-metal habité à un rock nettement plus classique, inspiré par Police, entre autres. On s'attendait touefois à un set sautillant, on a eu une heure de morceaux lents et peu inspirés. Il est possible que la blessure à la main du guitariste soit la cause de cet heure ennuyeuse, il n'empêche que j'ai été très déçu. Et je ne voulais même pas spécialement entendre des vieux morceaux, juste autre chose que 50 minutes de ballades.

Evidemment, le meilleur groupe live au monde allait arranger tout ça, et même si, circonstances obligent, le set aura été plus classique qu'à Londres et Dusseldorf, le groupe aura livré une excellente prestation. Vedder s'est plaint à plusieurs reprises de la qualité de sa voix, maiselle ne l'aura pas empêché d'envoyer des Comatose, Blood ou Leash en fin de concert. Mention aux Wishlist et Nothingman rarement entendus, et au morceau solo anti-guerre de Vedder, No More.

Sans doute le moins bon des quatre concerts de PJ auxquels j'ai assisté, mais 1) cela reste immense et 2) l'angine qui me clouait à la barrière a sans doute influencé mon jugement.

Vidéos sur Youtube, photos un peu partout, merci Google.

Ceci conclut mes articles sur ma tournée 07, desquels je suis un peu déçu. En fait, je me suis rendu compte que je n'éprouve aucun intérêt à blogger, à raconter ma vie, à montrer des photos de je ne sais n'importe quelle connerie rencontrée en route. Donc, si vous trouvez que les articles sont emmerdants et inutiles, je vous comprends, et je ne recommencerai plus ;)


dimanche 8 juillet 2007

Pearl Jam Tour 07 : 3/4 Düsseldorf


Après un concert comme celui de Londres, où Pearl Jam a laissé tomber la majorité de ses classiques pour des raretés bien senties, on était en droit de se demander comme le groupe pouvait suivre un tel moment.

Comme on a été surpris...

Düsseldorf était peut-être encore plus dingue que Londres, avec un début typiquement calme (Sometimes) avant une explosion sonore monumentale (Whipping, le rare Brain of J, Do The Evolution, Insignificance) avant que le setlist prenne une allure légendaire (In Hiding, Sad, Inside Job, Breath et State Of Love and Trust de suite, I'm Open seulement joué pour la troisième fois en onze ans) pour se conclure avec Once et Life Wasted, qui enserrent dix-sept ans de carrière.

Les rappels allaient définitivement enfoncer le clou : un fan monte sur scène pour danser sur I Believe In Miracles, avant que Black et Alive ne terminent le premier rappel, enfin des morceaux connus par les spectateurs pas trop avertis.

Mais ce n'était pas fini : le second rappel verra, entre autres, le groupe prendre une demande émanant d'une superfan du premier rang, et joua l'ultrarareté Rats, avant de conclure sur les classiques Baba O'Riley et Yellow Ledbetter, comme toujours très chargé émotionnellement.

Définitivement le meilleur concert de ma vie, et j'en aurai fait, pourtant...

Des vidéos sont disponibles sur YouTube, malheureusement, il n'y a pas d'enregistrement audio à ce jour. Londres est disponible, par contre, de manière tout à fait libre et gratuite.


dimanche 24 juin 2007

Pearl Jam Tour 07 : 1/4 London


Quelques jours après, voici donc ma review du concert de Pearl Jam à Londres, lundi 18.

Je suis arrivé à Londres lundi matin, et reparti mardi soir : tant qu'à faire, autant profiter le plus possible de l'endroit, qui est quand même ma ville préférée et un endroit que j'affectionne particulièrement.

J'ai commencé à faire la file environ 1h30 avant l'ouverture des portes, ce qui était nécessaire pour obtenir une bonne place. La fosse était d'ailleurs entièrement réservée aux membres du fan club de PJ, le Ten Club.

Il était donc probable que le show allait réserver quelques surprises, et effectivement, ce fut le cas, on y reviendra.

En première partie, on retrouvait Idlewild, qui, comme bien souvent dans ce genre de situation, a du composer avec un son pourri. Mais ce ne fut pas la seule raison de leur set assez médiocre : le setlist était assez peu inspiré, trop d'extraits du dernier album et pas assez de morceaux qui auraient pu/du mettre le feu à la salle. Et le chanteur Roddy Woomble, sorte de David Beckham anorexique errant comme Morrissey ne semblait pas concerné par ce qu'il foutait là, et c'est vraiment dommage.

Pearl Jam débuta leur set une bonne demi-heure après, et dès le début, avec la rareté Long Road, on savait qu'on allait assister à quelque chose de spécial, et ce fut un concert pour fans, avec peu de hits. Pas d'Even Flow, de Corduroy, de Jeremy, de Black, mais Indifference, Down, Green Disease, Faithful, Present Tense et surtout une version stellaire d'Immortality. Le second rappel aura été l'occasion, pour Ed Vedder, de rappeler ses sensibilités politiques, avec un enchaînement de quatre protest songs, dont la toute nouvelle No More.

7

Près de 2h30 d'un concert éreintant, montrant un groupe au sommet de sa forme, avec une énergie inouïe et une envie de jouer que très peu de groupes majeurs possèdent. Voire carrément aucun.

Evidemment, le spectateur neutre pourrait regretter l'absence de morceaux connus, ou l'emphase faite sur la seconde moitié de la carrière du groupe. Mais les morceaux sont joués sont nullement inférieurs aux anciens, et de toute façon, il valait mieux ça qu'un soi disant grand groupe qui joue deux fois Vertigo, non?

Le pire, c'est qu'à ce moment-là, personne, ou presque, n'osait imaginer que trois jours après, le groupe allait surpasser ce moment de gloire, mais ce sera pour un peu plus tard...


mercredi 13 juin 2007

Rock Werchter 2007 Preview


Werchter, le symbole de tout ce qui va mal en musique aujourd'hui. Ok, j'exagère (à peine) mais quand même : c'est quand même le festival majeur européen le plus cher quantitativement, vu qu'il n'y a que deux scènes. Qui plus est, les artistes y jouent simultanément, ce qui est quand même extrêmement stupide, comme concept. Et je ne m'attarderai même pas sur le conflit d'intêret manifeste qu'est le fait que l'organisateur de Rock Werchter est le boss de Live Nation Belgique (ou plutôt België, je suppose), le plus gros organisateur de concerts du pays (et du monde, dans sa version multinationale). On fiche des gens en prison pour moins que ça, à Charleroi.

Mais bon, du point du vue du festivalier (après avoir raqué 20€ de plus pour le camping, évidemment), Rock Werchter n'est pas pire qu'un autre festival. L'absence de zones d'ombre et d'endroit couvert, la bouffe gastro-entérisante et la bière chaude ne sont pas l'apanage de l'ex-Torhout-Werchter, qui ne va d'ailleurs pas tarder à perdre son "Rock". Et puis, l'affiche est évidemment alléchante, du moins quand on sait connecter ses neurones. Et c'est d'ailleurs ce qu'on va faire, un itinéraire très subjectif d'une scène à l'autre, durant ces quatre jours. N'oubliez quand même pas d'arriver suffisamment tôt pour ne pas attendre douze heures pour vos tickets bouffe et boisson, je vous aurai prévenu. C'est parti, et référez-vous au programme officiel pour plus de précisions sur les horaires.


Jeudi 28 juin

Ok, je vous ai dit d'arriver assez tôt, mais les portes n'ouvrent qu'à 14h30, et le début de l'affiche pousserait plutôt à tranquillement se reposer dans la tente (si vous êtes chanceux), essayer de la monter (si vous l'êtes moins) voire faire la première d'une des nombreuses files (ben oui, fallait prévoir). Si vous êtes disponibles, allez dire bonjour à Rufus Wainwright, qui doit probablement se demander ce qu'il fait là.
Ensuite, My Chemical Romance recevra, pendant une heure, vos gobelets de pisse chaude. Les bouteilles en verre sont plus dangereuses, mais ils pourraient peut-être partir plus vite, et se la jouer encore plus emo. On imagine : "I'm not okaaaayyyy". Si c'est le cas, allez voir Air sous la tente, histoire de faire un petit dodo. Pas la peine d'attendre Sexy Boy, vu qu'on aura Muse plus tard (comparez la ligne de basse de Plug-In Baby...).

Retour sur la main stage avec ce brave Brian Warner et son groupe de comiques déguisés : Marilyn Manson amènera son nouvel album semi-décent, et au moins sera divertissant, à défaut de chanter juste. Par contre, l'anus en gros plan, c'était il y a cinq ans. Merci d'aller assassiner Mika, tant que vous êtes sur place, au nom de la dignité humaine. Puis arrive la première mégaconnerie de l'organisation. Suivi de la seconde.

1) Qui a eu l'idée abrutie de faire jouer les Beastie Boys dans la marquee? Elle sera pleine à craquer deux heures avant. 2) Et les programmer en même temps que Björk? Allez, sans rire? Choisissez qui vous voulez, en sachant que les B-Boys sont excellents sur scène, et qu'un show de Björk est toujours spectaculaire.

Ensuite, le choix est plus simple : après 223 apparitions, Muse gagne enfin le droit d'apparaître en tête d'affiche, et même si les deux derniers albums n'arrivent pas à la cheville du stupéfiant Origin of Symmetry, leur show est extraordinaire de grandeur kitsch. Matt Bellamy, quoi qu'on en dise, est un showman hors pair doublé d'un guitariste virtuose. Mais on les verra de loin, sauf si on veut supporter les cohortes de filles de quinze ans facilement impressionnées. Y a un dj de l'autre côté, mais on s'en fout et on rentre dormir, parce que le lendemain c'est *le* jour.


Vendredi 29 juin

Je n'ai plus été à Werchter depuis quelques années (première année du retour des Pixies), et je m'étais dit que je n'y retournerais que pour voir quelque chose d'exceptionnel, et pour moi, ce sera Pearl Jam, le seul groupe pour qui je pourrais me déplacer plus qu'une fois par tournée (quatre cette année, j'y reviendrai). Mais ce n'est que la cerise sur un gâteau bien rempli, et une journée vraiment rock à une époque où le genre fait défaut à Werchter.

Là aussi, il faut faire des choix, et les laissés pour compte seront la sympathique Lily Allen et Satellite Party, nouveau groupe de Perry Farrell. Tant pis, mais la compétition est trop rude. Selon l'heure d'arrivée, qui dépend évidemment du nombre d'hollandais bourrés qui auront pris votre tente pour un gerboir (au mieux) ou un lit (au pire), on pourra jeter un coup d'oeil sur Enter Shikari, représentant anglais d'un nintendocore peu inventif, n'est pas HORSE The Band qui veut. Mais après, plus d'excuses : une heure de Kings of Leon, dont le dernier album est une merveille de rock intemporel. Il ne sont pas connus pour leur fabuleuse présence scénique, certes, mais c'est immanquable quand même.

Nettement plus que Kaiser Chiefs, dont les vulgaires hits faciles passeront mieux au bar, qui sera sans doute déserté : win-win situation. Ensuite, après la bonne humeur des gros anglais, on rigolera nettement moins avec Bloc Party. Au mieux, c'est Radiohead en 97, au pire, on va voir Lily à côté. Mais après, on se cale, et on attend l'énième passage de Queens Of The Stone Age, avec un line-up encore différent. Mais Josh Homme et sa carrure de bûcheron savent assurer : ils ne déçoivent jamais. Ensuite, Arctic Monkeys, étonnamment calés très haut sur l'affiche, mais cela est amplement mérité : les morceaux époustouflants de leurs deux albums vont littéralement écraser tout sur leur passage. Un conseil : observez bien le batteur : 21 ans et 4 bras. Seul risque : la fatigue d'une longue tournée.

Risque qui ne se produira pas avec la tête d'affiche du jour, même si c'est la dernière date de leur tournée européenne. Pearl Jam est le meilleur groupe que vous pourrez voir, sans exception, ici ou ailleurs. Je n'ai rien à ajouter, si ce n'est que le concert sera doublement exceptionnel, vu qu'il s'agira sans doute de leur dernière date européenne avant quelques années. Et ils ne joueront jamais 1h30 comme prévu.

À partir de là, les deux jours suivants sont plus mitigés, surtout l'étrange samedi.


Samedi 31 juin

Alias la journée du grand n'importe quoi. Pas la peine de faire un horaire détaillé : ceux qui vont voir The Killers, Keane ou Snow Patrol n'ont définitivement pas besoin de mes conseils, ou des conseils de qui que ce soit d'ailleurs. On sortira du lot sur la main stage : euh, personne, sauf les Chemical Brothers, mais ils peuvent être très chiants parfois. La marquee est mieux : Klaxons est un des phénomènes de 2007, et les voir live doit être assez intéressant, même si le potentiel foireux est là. Le must total reste The Good The Bad And The Queen, dernier - et excellent - projet de Damon Albarn. L'album est fantastique, et les musiciens (Tony Allen, Paul Simonon et Simon Tong) sont suffisamment expérimentés pour savoir ce qu'ils font. Le seul groupe que j'aurais voulu voir, hors du vendredi.


Dimanche 1 juillet

Comme chaque année, ou presque, on aura Metallica. Attendez-vous à plein de t-shirts avec des têtes de morts et des gros bourrins qui hurlent Metallicaaaaaaaaaa quand on leur demande si oui on non ils vont pisser parce que nous on a la vessie qui va exploser. En attendant, on aura quelques trucs sympas à se mettre sous la dent, comme les frappadingues de Mastodon (qui n'ont délicieusement rien à faire là), la pop sophistiquée de Maximo Park, l'évolution "intéressante" d'Incubus, la joie de vivre d'Interpol, les sautes d'humeurs de Tori Amos ou encore Frank Black (ou Black Francis?), accompagné pour l'occasion de Joey Santiago. Et il joue en même temps qu'Incubus...

Metallica, donc. Le type même de groupe (je vais me faire déchirer par mail) à voir une fois, parce que, hein, c'est METALLICAAAAAAA mais peut-être pas plus, parce que les morceaux sont souvent rigoureusement identiques aux versions studio, et je n'ai jamais compris l'intêret de jouer Master of Puppets (fabuleux morceau et album, je ne dirai jamais le contraire) 15481 fois, et shredder le même solo, à la note près. Mais je le répète, je suis fan de Pearl Jam, donc je suppose que je ne peux pas comprendre.

Ceci dit, entendre 50 000 personnes scander en même temps DIE DIE DIE pendant Creeping Death (et rêver qu'on est Place de la Concorde, Paris, un soir d'élection), ça vaudra toujours le déplacement. Avec un peu de bol (beaucoup, en fait), les nouveaux morceaux seront décents, et pendant Nothing Else Matters quelqu'un fera peut-être tomber son GSM flambant neuf, à force de l'agiter. 160€ pour un ticket, mais un GSM neuf ça compense. Et si METALLICAAAAAA vous emmerde, y a un groupe de reprises de Pink Floyd sous la marquee. Pas compris non plus, mais bon. Meilleur, et dernier, conseil : cassez-vous. Pour deux raisons : d'abord, les embouteillages monstrueux, ensuite, pire, bien pire : Faithless.


Conclusion

Rock Werchter, de moins en moins rock comme on l'a vu, est un grand supermarché : on trouve de tout, facilement accessible, et on peut consommer sans trop réfléchir. Il est regrettable que des artistes de niveau fort douteux prennent la place d'autres nettement plus recommendables, et il est encore plus dommage de voir que d'autres festivals en Belgique se Werchterisent : Graspop de plus en plus généraliste (j'aime bien Chris Cornell, mais quand même) et Pukkelpop de moins en moins inspiré (ils n'ont plus que les restes du festin). Werchter, quant à lui, mériterait qu'on le boycotte, plutôt deux fois qu'une, et qu'on pirate tous les artistes qui s'y produisent. Mais une de ces deux actions est plus facile à faire : on sait que si on ne va pas à Werchter, on ne reverra pas ces groupes chez nous cette année. C'est le jeu, auquel le spectateur-payeur ne peut pas participer.

lundi 5 juillet 2004

Rock Werchter 2004 - Day 4


Werchter se termine enfin, avec un quatrième jour à l'affiche assez alléchante, en tout cas par rapport à la veille, presque entièrement risible (Rasmus, Black Eyed Peas, Kravitz...). Avant l'événement Pixies, on pouvait voir tout d'abord Danko Jones, rock assez furieux à la Therapy?, pas vu assez pour pouvoir juger correctement, ceci dit. Triomphe par contre pour Girls In Hawaii, premier groupe wallon à jouer à Werchter, et qui avait attiré tout son fan club, pour un concert intéressant, mais qui le sera encore plus quand le groupe aura réussi à s'affranchir de leurs influences trop évidentes (Radiohead, Pavement, Coldplay, ...) et aura supprimé leurs gimmicks arty ridicules (écrans tv bloqués sur la mire, projection d'un film, voix téléphonique). Bons musiciens cependant, leur futur peut être intéressant. Sait-on jamais. (7)

Tout aussi belge, mais moins wallon, Zornik avait droit à la grande scène, sans parvenir à intéresser la petite partie du public non lobotomisée par Stubru. Et pour cause. (4)

Puis arrive la double tentative de suicide collectif, entamé par Starsailor, groupe pas mauvais en soi, mais très peu intéressant (5) et terminé par le n'importe quoi sonore de Lamb (2)

Suivait Polly Jean Harvey, toujours aussi mal coiffée, mal habillée (minirobe jaune estampillée PJ et hauts talons rose fluo) et encore plus anorexique. Plus intéressant que Lamb, mais PJ serait phénoménale si jamais elle se mettait à écrire de bons morceaux. (6). Tout ça ne servait que d'entrée pour les Pixies, bien sûr.

Ils entamèrent leur set d'une heure par Bone Machine, et 20 morceaux plus tard, l'explosion sonore qu'est Vamos mettait fin à ce qui était de loin le meilleur set de tout le festival. Sans perdre de temps (pas un mot de Black, à peine plus d'une Kim Deal très souriante), le groupe enchaînait des morceaux plus fantastiques les uns que les autres, même si le public ne connaissait presque que Where Is My Mind?, depuis Fight Club. Pour le fric, d'accord, mais le retour des Pixies était plus que nécessaire, et a pu montrer au monde entier ce qu'est le génie musical. Et tant pis si Frank Black, Black Francis, Charles Thompson, appelez-le comme vous voulez, a toujours l'air aussi antipathique. (10)

En parlant de génie, Pharrell Williams est-il génial? En tout cas, il est très riche, et aurait pu se contenter de rester enfermé dans un studio. Au lieu de ça, il emmène un autre tiers de N.E.R.D., Shay (Chad Hugo préfèrant rester chez lui) et les 3 musiciens de Spymob. 9 morceaux en 1 heure, c'est court, mais l'ambiance était là, tout au long d'un concert piochant dans les deux albums du groupe, commençant par Brain et s'achevant par le terrible Lapdance, prétexte à un gigantesque pogo très bon enfant quand même. Ceci dit, le public était toujours aussi abruti, étant plus intéressé par les mouvement de Pharrell et de son petit corps. Musicalement pas génial (la scène fait perdre les trouvailles sonores qui font le talent des Neptunes/N.E.R.D.), mais bon, on a vu Pharrell ;) (7)

Du côté de la grande scène, on pouvait tenter d'apercevoir le petit corps de Brian Molko, et sa nouvelle coupe de cheveux. Placebo a servi un concert sans grand génie (forcément) mais bien foutu, avec un Nancy Boy très rarement joué en rappel.

Air terminait d'endormir un public sédaté sous la tente, avant que les frères Dewaele divertissent les quelques survivants avec un set classique de leur formation 2 Many DJs (qui va d'ailleurs bientôt cesser), commençant avec un clin d’œil à Bowie (Rebel Rebel). Mais j'étais déjà parti.

En conclusion, Werchter est toujours bien pourri, l'affiche était douteuse, on le savait, mais l'organisation s'est révélée déplorable. Un seul mot : cheap. Vivement le Pukkelpop pour voir des musiciens qui en veulent vraiment, avec une organisation totalement indépendante. Honte à toi, Schuur.

dimanche 4 juillet 2004

Rock Werchter 2004 - Day 2


Deuxième jour de Werchter, premier vaguement valable (Pink? Sean Paul?), et occasion intéressante de voir quelques bons groupes, ce qui devient rarissime dans un festival qui a perdu toute crédibilité depuis déjà quelques années. Deux scènes seulement, ce qui est très cheap aujourd'hui, et 60000 personnes qui ont répondu à l'appel de ClearChannel et de l'organisateur Herman Schueremans. La journée commence par un très pénible Lostprophets, mais l'événement principal est un orage inouï qui envoie tout le monde aux abris. On ressortira pour finir Lostprophets donc, groupe gallois aux tendances Incukorn qui vendrait père et mère pour être américain et qui finit avec leurs deux bons morceaux, Shinobi Vs Dragon Ninja et Burn Burn. La reprise des Strokes était très dispensable, ceci dit. (5)

Ensuite, perte de temps avec Modest Mouse, vaguement valable sur album mais inutile sur scène. (4)

Un peu mieux avec Black Rebel Motorcycle Club, habillés comme d'habitude en fan club de Cure, et qui ont commencé leur set avec tous leurs singles. Résultat, la deuxième partie du set ressemblait à une longue impro qui n'aurait jamais du sortir de leur garage. (5)

Ensuite, triomphe total des Dropkick Murphys, qui ont presque battu Metallica au nombre de tee-shirts. Dommage que leur musique soit pourrie. (3).

Beaucoup mieux, forcément, avec The Von Bondies, 40 minutes de rock 'n roll énergique, séminal et authentique, emmené par le single C'Mon C'Mon (seul morceau connu par un public toujours sans trop de discernement) et terminé par une reprise des Compulsive Gamblers chantée par le phénoménal batteur Don Blum. (9)

On ressort de la Pyramid Marquee pour The Darkness, qui se met une partie du public à dos en refusant de parler en flamand. Bonne prestation quand même, sans trop de surprise, mais bon, compte tenu de l'opposition, c'était pas mal. (7)

Changement de cap, avec les délicieuses Sugababes. Girl band peut-être, mais avec vrai backing band, voix qui sonnent justes, excellentes compos, et pas (trop) de reprises (de reprises telles quelles en tout cas). De plus, il fallait se taper les connards grossiers du public, ce qui est tout à leur honneur. Prestation satisfaisante donc, même si on ne doit comparer que ce qui est comparable. Et superbes costumes. (6)

La surprise du festival, la voici. On avait quitté Korn il y a deux ans, sur les rotules, à l'issue d'un concert pas fantastique à Bercy. Et bien, les voilà de retour en forme olympique, avec un Jon Davis qui n'a jamais été aussi énergique. Leur set était carrément parfait, et arrivait même à surprendre avec un très bonne reprise (avec solo de guitare!) d'Another Brick In The Wall Part II. On regrettera l'absence de Dead Bodies Everywhere, pourtant présent sur le setlist, et surtout les errances sonores scandaleuses qui ont causé des grosses coupures de son pendant les deux derniers morceaux, mais l'organisation de TW n'est plus à une connerie près (9).

La journée se finit avec les vieillards de Metallica, qui n'ont toujours rien changé à leur jeu de scène, à savoir des morceaux totalement identiques aux versions studio, solos inclus. De plus, 1h45 de concert (avec feux d'artifice) alors qu'on nous avait promis 2h45, c'est cheap. Heureusement, c'est toujours Metallica. Fallait juste éviter l'infâme Nothing Else Matters. Un split serait bienvenu, tant qu'il est encore temps... (6)


vendredi 13 février 2004

Thrice + Vaux @ Ancienne Belgique, Bruxelles, 12 février 2004


Suite à un album absolument phénoménal (The Artist In The Ambulance), Thrice revient en Belgique pour un premier concert en salle, après une apparition très humide au dernier Pukkelpop. C'était le groupe assez peu connu Vaux (6 membres, dont 3 guitares!) qui était chargé d'ouvrir la soirée, et ils ont largement rempli leur mission avec une performance très énergique, même si un brin désordonnée. Leur premier album sort en mars et sera attendu dans ces colonnes. Ils ont terminé leur prestation par une reprise électroemo de Myxomatosis, de Radiohead.

Thrice, quand à eux, étaient attendu comme le messie par une grande partie du public (sold out depuis deux mois, d'ailleurs), très typé emo, d'ailleurs. Et eux non plus, ils n'ont pas déçu. Le concert était court (une petite heure), mais il n'aurait sans doute pas pu durer plus longtemps vu l'implication totale des 4 musiciens, dotés d'une énergie exceptionnelle (le chanteur avait parfois la voix coupée, le guitariste reprenant ses lignes à ces moments). Malgré cela, la composante mélodique qu'on retrouve dans les trois albums de Thrice (tous représentés ce soir) n'a pas été gâchée par le volume sonore inouï. Extremo, emocore, Thrice ne colle vraiment à aucune étiquette, et ils ont prouvé ce soir qu'ils pouvaient défendre un album superbe par un concert excellent.

dimanche 23 novembre 2003

Kings of Leon @ Ancienne Belgique, Bruxelles, 21/11/03


Alors hype ou pas ? La première belge de Kings of Leon a été accueillie plus froidement que celle des Strokes il y a deux ans, en tout cas. Mais cela n’a pas d’importance. Jeune groupe issue du Deep South US, les trois frangins Followill (et un cousin) participent à cette soi-disant révolution rock, même si KOL rajoute pas mal d’influences locales, country ou blues, à la CCR. Dès le début du concert, une chose frappe : ce groupe est bon, très bon. La section rythmique est excellente et le lead guitariste maîtrise très bien les canons des licks blues-rock. Les morceaux ne suivent pas tous, mais le groupe est jeune, et s’il continue à se développer, pourrait devenir excellent. Leur album Youth and Young Manhood comptera parmi les meilleurs de 2003, mais ils sont encore meilleurs sur scène, ce qui est rare, surtout en tenant compte de leur relatif manque d’expérience. Ils ont tout pour réussir, technique, talent, style et attitude, même un peu trop d’ailleurs. En effet, le concert a failli dégénérer lorsque le chanteur a cru apercevoir une caméra dans le public (qui était en fait un GSM). Après intervention de leurs roadies pour trouver l’objet, deux membres du groupe d’ont rien trouvé de mieux que de cracher dans leur public, puis de proposer à un spectateur mécontent de régler tout cela dehors, avant de quitter la scène après 40 minutes de concert. On mettra tout cela sur le compte de leur manque d’expérience, mais il vaudra mieux que cela ne se représente plus. Dommage quand même.

lundi 20 octobre 2003

Blur @ Ancienne Belgique, Bruxelles, 17/10/03


Sans aucun doute un des événements musicaux de l’année : le retour de Blur dans une salle belge, pour la première fois en 6 ans (et encore, c’était le Brielpoort…). Blur, bien sûr sans le génial guitariste Graham Coxon (qui a quitté le groupe l’an dernier, et qui n’a plus l’intention d’y retourner) mais avec son remplaçant Simon Tong (ex-Verve), un percussionniste, un clavériste et trois choristes. Ce furent donc 9 musiciens qui foulèrent le sol de l’AB après un première partie fabuleuse du jeune groupe de Liverpool The Coral, qui ont joué pendant 45 minutes leur pop psychédélique multi-dimensionnelle à la grande joie d’un public anglais pour une bonne part.

Blur donc, emmené par un Damon Albarn en veston et un toujours aussi cool (même si dorénavant non-fumeur) Alex James ont livré un set d’1h30, tantôt pop (Girls And Boys), tantôt expérimental (Ambulance, On the Way to the Club), tantôt full-on rock (Song 2) qui se composait en majeure partie de singles et de morceaux du dernier et excellent album, Think Tank. Même si l’électronique de cet album ne passait pas trop bien live, le concert fut d’excellente facture, avec des musiciens au sommet de leur forme et un Albarn toujours très juste. Blur 2003 ose même omettre de jouer leurs deux dernier singles… On regrettera quand même le set trop court, Blur a joué 20 minutes de moins que d’habitude, à cause d’un concert se donnant à 22h30 dans le Club. Résultat, on a été privés des « surprises » de la tournée 2003 Popscene, Blue Jeans et Badhead, tous issus du début de la carrière du groupe. Mais le principal problème est l’absence de Coxon. Tong fait son job, sans fioritures, mais le génie de Graham manque cruellement, surtout sur des morceaux comme Beetlebum et This Is a Low, où le guitariste excellait auparavant. Et au moins, Graham ne laissait pas tomber son onglet en plein morceau…

Ceci dit, mieux vaut Blur sans Graham que pas de Blur du tout, mais on gardera en bouche le goût amer du « et si… ».

Setlist : Ambulance, End of a Century, Gene by Gene, For Tomorrow, Sweet Song, Tender, Caravan, Out of Time, Girls and Boys, Brothers and Sisters, Song 2, To The End, Trimm Trabb, Battery in Your Leg / Beetlebum, The Universal, On the Way to The Club, We’ve Got a File on You, This is a Low